Hélène, la vie quotidienne d’une française expatriée au Liban

Hélène, la vie quotidienne d’une française expatriée au Liban
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Expatriation au Liban – Hélène est une Française expatriée au Liban, plus précisément à Beyrouth, depuis maintenant plus de 15 ans. C’est dire si elle connait bien la ville, le pays et ses habitants. Elle a eu la gentillesse de répondre à nos questions et nous livre son témoignage très intéressant d’expatriée à propos de ce pays, à l’ombre de la Syrie et à la croisée de l’Orient et de l’Occident.

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L’interview d’Hélène : mon expatriation au Liban

Bonjour Hélène ! D’où viens-tu et que fais-tu au Liban ?

Née dans le sud de la France, mes parents ont ensuite décidé de s’installer dans le Poitou, où j’ai vécu une dizaine d’années. A Beyrouth, je travaille dans une société libanaise de télécommunication opérant en Afrique.

Pourquoi avoir choisi Beyrouth pour t’expatrier ?

J’ai décidé de vivre le Moyen-Orient, terre pleine de vie, afin d’échapper à ce qui m’apparaissait à l’époque comme une vie monotone, bien rangée. En France, c’est le système qui fait foi de notre appartenance à la société. Au Liban, seul pays francophone de la région, l’absence de structure oblige ses habitants à développer leur instinct de vie. Ici, quand survient un attentat, on reconstruit dès le lendemain et la vie reprend ses droits. Beyrouth est une ville qui ne dort jamais. Je suis toujours fascinée de voir des embouteillages à 2h du matin.

Le Musée national de Beyrouth est le principal musée archéologique du Liban situé rue de Damas à Beyrouth dans le quartier de Badaro.

Tu es installée depuis combien de temps ? Comment se sont passées ton expatriation et ton installation ?

Un billet d’avion sans retour, de maigres économies, l’adresse d’une copine, et la candeur de ma jeunesse du haut de mes 25 ans ont constitué mon « kit » pour l’expatriation ! « L’avantage » des pays avec absence d’état, c’est qu’il est très facile de s’y installer. Mais je dois dire que le mot « installation » a eu une définition à géométrie variable, tout au long de ses 16 années passées au Liban. Trouver un travail, trouver un travail avec un salaire décent, trouver un logement, trouver un logement décent ont été parfois un vrai parcours du combattant. Aujourd’hui, je me sens pleinement installée. Quand je me repasse le film de toutes ces années, je suis fière de la richesse que toutes ces expériences m’ont apportées.

Est-ce qu’il y a des démarches spéciales pour partir vivre au Liban ?

Il y a bien sûr des lois ; et puis, il y a le système D. Tout étranger doit avoir une carte de travail ainsi qu’un permis de séjour. Très peu de responsables de société savent comment faire ces papiers qui, de surcroit, ont un coût. J’ai donc vécu, tout au long de mes 16 années d’expatriation, des périodes longues sans papiers. Aujourd’hui, ma situation est régularisée.

Tu as peut-être dû quitter amis et famille ? Comment gardes-tu le contact avec eux ?

Grâce aux réseaux sociaux. Mais le plus compliqué est toujours d’expliquer aux « hexagonaux » ce qu’est l’expérience de l’expatriation, surtout dans un pays comme le Liban.

Les Ruines Romaines sont une attraction populaire de Beyrouth et se trouvent derrière Bank street.

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris sur Place ?

L’extraordinaire mosaïque de la société libanaise. Dans les rues, on peut voir des filles habillées de manière sexy marcher à côté d’autres filles voilées. Les dimanches après-midi, à Beyrouth, on entend les cloches des églises se mêler aux appels à la prière des muezzins dans les mosquées.

Qu’est-ce qui te plait le plus au Liban et en particulier à Beyrouth ?

Pour le Liban, c’est son soleil. A chaque retour en France, lorsque que je descends de l’avion dans la grisaille parisienne, j’ai « le mal du pays ». Pour Beyrouth, c’est son « tourbillon incessant ». C’est comme entrer dans la danse et ne jamais s’arrêter !

Quelle qualité préfères-tu chez les Libanais ?

Certainement, pour nous français, leur facilité à parler des langues étrangères et à en faire un joyeux mélange. Les Libanais de disent pas : « Bonjour, comment ça va ? » ni « Marhaba, kifak ? », ils disent : « Hi, kifak ? Ça va ? » J’adore !

3 idées pour sortir le soir, après le boulot ?

En ce moment, c’est la folie des roof-top. Il n’y a que l’embarras du choix. Cocktails, filles sexy, derniers tubes du moment. Beyrouth garde sa réputation de Saint-Tropez du Moyen-Orient. Bien sûr, il y a aussi les traditionnels cafés avec chicha. Ce que je préfère, c’est rendre visite à une amie et nous asseoir sur un balcon avec un bon café turc (café bouilli avec son marc) à discuter de politique libanaise et de géopolitique du Moyen-Orient, le sport national au Liban.

Je viens te rendre visite à Beyrouth le week-end prochain, quel est l’endroit où tu m’emmènes direct ?

Pour te faire comprendre les contrastes forts de Beyrouth, je t’emmène à deux endroits. La banlieue sud de Beyrouth, bombardée en 2006 pendant 33 jours et reconstruite à neuf et le centre-ville restauré de Beyrouth qui a des airs de ville toscane et de dolce vita.

Expatriation au Liban : visite du centre ville de Beyrouth

Tu te déplaces comment ? En voiture ou à moto ? En transport en commun ? À vélo ?

Ni ça, ni ça, ni ça. Ici, le transport en commun s’appelle le taxi-service. Des taxis disparates sillonnent la ville 24h/24 en klaxonnant non-stop pour héler le client. Ça va de la Mercedes des années 70 dont les vitres ne se ferment même plus, à la petite voiture chinoise musique à tue-tête. Il faut savoir dire sa destination en arabe (dans le meilleur des cas essayer de prendre un pseudo accent local), savoir négocier le prix de la course et en voiture Simone !

Qu’est-ce qui te manque le plus de France  ?

La culture. Internet a comblé ce manque mais il y a 16 ans, c’était autre chose.

Si c’était à refaire, tu changerais quoi ?

Rien !

Est-ce qu’il y a un autre pays qui t’intéresserait ?

Aucun autre !

Pour finir, tu as des conseils à donner aux personnes qui souhaiteraient s’expatrier au Liban ?

Ne pas avoir peur. Ne jamais comparer avec la France.

Hélène, un grand merci pour avoir pris le temps de répondre à nos questions et partagé avec nous ton expatriation Libanaise. 🙂

Pour en savoir plus sur l’expatriation Libanaise d’Hélène, découvrez son blog « Les réflexions d’une française au Liban » en cliquant ici

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► Vidéo : Expatriation au Liban – Echappées belles au Liban

⚑ Pour situer le Liban – Google Map Carte du Liban / Beyrouth

Hélène, la vie quotidienne d’une française expatriée au Liban Audrey ✈ Blog Expatriation

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Summary: Décider de s'expatrier au Liban n'est pas une aventure que l'on décide à la légère. Les évènements politiques ainsi que la situation géographique du pays engendre de nombreux risques ainsi que des difficultés bien réelles. La communauté Française compte pourtant plus de 25000 personnes dans le pays et l'accueil des expatriés par les locaux y est excellent.

4.4

est la note donnée par les lecteurs

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