Claudia : notre expatriation familiale en Indonésie

Vivre en Indonésie – Après avoir vécu huit ans dans différents pays d’Afrique (Soudan, Angola, Guinée Bissau et au Congo), 10 ans en Amérique Latine (Honduras et Pérou) et 4 ans et demi à Jérusalem, Claudia s’est expatriée à Djakarta en Indonésie. Cette mère de famille qui parle plus de 5 langues nous raconte (cette fois en Français !) son expatriation en Indonésie.

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Vivre en Indonésie, l’interview de Claudia, expatriée à Djakarta  :

Bonjour Claudia ! D’où viens-tu et que fais-tu en Indonésie ?

Bonjour Audrey, je suis italienne, née et grandi à Milan, ma ville de naissance. A 27 ans j’ai commencé ma vie à l’étranger, en suivant mon mari qui travaille pour la Croix Rouge Internationale. Nous sommes à Djakarta pour son travail. Je travaille en ligne, j’ai créé le blog expatclic.com dans lequel je donne des tonnes de tips aux femmes expatriées. Je suis coach et je m’occupe de plein d’autres projets !

Tu es installée depuis combien de temps à Djakarta ?

Je suis arrivée ici en Octobre 2014, donc un an et demi

Comment se sont passées ton expatriation et ton installation ?

Il faut dire que c’est mon huitième pays et que même si l’enthousiasme est toujours là, tout le processus de l’installation est très connu pour moi. Je sais comment m’y prendre. Djakarta est une ville assez accablante, j’ai eu tout de suite envie de me créer un espace privé où pouvoir enfuir du traffic et de la pollution. Heureusement nous avons trouvé une maison très agréable et les gens qui nous ont aidé dans les différents aspects de l’installation ont été supers !

Vivre en Indonésie : Jakarta, la capitale de l'Indonésie est la première agglomération d'Asie du Sud-Est par son nombre d'habitants

Est-ce qu’il y a des démarches spéciales pour partir vivre en Indonésie ?

Il faut un visa. Si on vient comme touriste, on a le droit de rester dans le pays un mois mais pas plus. Si on vient ici pour travailler, il faut changer le visa touristique (dans certains cas il faut même demander un visa spécial à l’ambassade d’Indonésie de son propre pays, plus facile à convertir une fois ici) en visa de travail, qui donne droit à ce qu’on appelle le Kitas, un permis de séjour indonésien. Si on vient comme accompagnant, il faut prouver qu’on est mariés. Le Kitas a validité d’un an.

Tu as peut-être dû quitter amis et famille ? Comment gardes-tu le contact avec eux ?

Je les ai quitté il y a très longtemps quand je suis partie en Afrique, donc ce n’est pas nouveau pour moi. Par contre cette fois-ci j’ai du laisser mes enfants en Europe car ils étudient tous les deux là-bas. Mais bon, ça fait partie de la vie de l’expat, donc pas de souci. Avec les moyens technologiques qu’on a aujourd’hui, on ne se sent vraiment jamais trop loin. Nous utilisons un peu de tout, même avec ma famille d’origine – Facebook, whatsapp, Skype… On est toujours connectés.

Facebook et vie privée ne font pas bon ménage, même avec un compte privé (piratage, usurpation d’identité, vol de données)… Fais-tu attention à ce que tu partages ?

C’est un débat très intéressant et qui nous touche tous de très proche. Personnellement, j’adore partager car ça fait partie de ma personnalité. Même avant les socials, j’ai toujours partagé beaucoup avec les gens autour de moi. En plus j’adore “faire réseau” (networking), et partager est un aspect fondamental de ça, si on veut construire des réseaux solides et intéressantes. Il est vrai que aujourd’hui nous sommes beaucoup plus exposés, mais je pense que le risque que nous courons sur Internet est un peu le prix qu’il faut payer pour pouvoir profiter des énormes atouts que le net nous offre. Personnellement je ne vis pas avec le terreur que quelque chose va se passer si je partage ma vie sur le net. Je partage rien de plus de ce que je dirais à un groupe de personnes que je viens de connaitre, et cela est ma philosophie qui a bien fonctionné jusqu’à maintenant. D’ailleurs, sans s’exposer, sans donner quelque chose de soi, il est impensable de former des réseaux (professionnelles, personnelles). Notre vie a énormément changé dans les dernières années, et nous avons besoin de plus en plus des operations en ligne, surtout quand on vit à l’étranger. Si on devient obsédés par la peur que quelqu’un puisse nous voler des données ou même notre identité, nous perdons une tranche importante des benefices que les nouvelles technologies nous offrent.

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris en Indonésie ?

Je ne m’attendais pas à une ville si contradictoire. Il semble que son âme originale ait été suffoqué par des tas de constructions modernes et par l’inspiration à un modèle qui n’a rien à faire avec ce qu’il devrait être. Et tout cela en seulement quelques dizaines d’années.

Qu’est-ce qui te plaît le plus en Indonésie et en particulier à Djakarta ?

Tout le monde te dira, et je le confirme : les gens ! Les indonésiens sont vraiment spéciaux. Toujours souriants, accueillants, prêts à rigoler. On se sent vraiment à l’aise au quotidien car ils sont extrêmement gentils. Et ceci on le sent partout, même à Djakarta qui est une ville étouffante et stressante. Il y un traffic fou, mais les gens sont toujours calmes. A part ça, la nature est fantastique, et même ici en ville il y des arbres et des fleurs qu’on se fatigue jamais de regarder.

Le temple de Borobudur, en indonésien Candi Borobudur, est une importante construction bouddhiste, construite aux VIIIᵉ et IXᵉ siècles à l’époque de la dynastie Sailendra dans le centre de l’île de Java en Indonésie

Quelle qualité préfères-tu chez les Indonésiens ?

Ils sont souriants, calmes, prêt à rigoler, ils ont un grand sens de la famille et du groupe.

3 idées pour sortir le soir, après le boulot ?

A Djakarta il y a plein de restaurants de tous genres, et sortir dîner est toujours une bon choix. Mais il faut que je te dise que le traffic ici est tellement intense, que souvent quand on arrive à la maison, après avoir peut-être passé une heure, heure et demi dans les embouteillages, l’idée de sortir et faire face à nouveau à la marée de motos et aux bouchons, n’est pas gaie… En plus il n’y a vraiment pas énormément à faire à part dîner et boire un pot. Les plus jeunes, j’imagine, vont en discothèque, mais là je ne peux pas trop t’aider. 🙂

Je viens te rendre visite à Djakarta le week-end prochain, quel est l’endroit où tu m’emmènes direct ?

Tu sais, c’est la première fois dans ma vie où je conseille mes amis de ne pas passer par la ville où je vis, car honnêtement il y a très peu à voir ici. Je t’amènerais faire un massage dans un des spas qui ne sont pas du tout chers et très sympa. La seule chose qui peut plaire (peut-être) est la vieille ville, Kota, où se trouvait le siège du gouvernement hollandais : là-bas il y a un café qui est resté tel qu’il était à l’époque, le Café Batavia, qui est assez sympa. On peut visiter la place, les ruelles autour et ensuite boire un truc au Café Batavia. Le Musée National est aussi un endroit que j’ai découvert récemment et qui est intéressant. Et si on a un estomac fort, on peut toujours passer par Glodok, la Chinatown de Djakarta, c’est vraiment très typique, avec son marché plein d’animaux de toutes sortes…

En tant qu’expat en Indonésie, tu te déplaces comment ? En voiture ou à moto ? En transport en commun ? À vélo ?

Gros sujet ! 🙂 Moi personnellement je conduis ma propre voiture, qu’on a acheté ici, mais jusqu’à maintenant je n’ai connu qu’une autre étrangère au volant. Ici les expatriés normalement ont un chauffeur. Les gens ont très peur de conduire ici, car le traffic est vraiment fou. En tous cas il est facile de se déplacer car il y a énormément de taxi, mototaxi, grab a car, Uber…et ça ne coute vraiment pas cher.

Le Monumen Nasional, abrégé en Monas, toponyme indonésien signifiant littéralement en français « monument national », est une tour de 137 mètres située à Jakarta au centre de la place Merdeka, la deuxième plus grande place publique du monde.

Qu’est-ce qui te manque le plus de l’Italie ?

A part certains amis, ce qui me manque est la façon dans laquelle on profite de la vie en Italie. La bonne bouffe, le verre de vin sur les terrasses, les voyages dans des paysages magnifiques…nous avons une petite maison de campagne à la Toscane, elle me manque toujours, elle et l’atmosphère de la région…

Si c’était à refaire, tu changerais quoi ?

Les lois dans beaucoup de pays au monde qui empêchent les conjoints de travailler dans un pays – c’est très frustrant et limitant, et demande des sacrifices énormes. A part ça, je suis très contente de tout ce que j’ai vécu, y compris les évacuations et les maladies… Ce sont de très grandes leçons de vie.

Est-ce qu’il y a un autre pays qui t’intéresserait ?

En ce moment ça me va bien de vivre ici en Indonesie, je ne me sentirai pas prête pour vivre en Europe. J’aime avoir toujours envie de découvrir des cultures très différentes que la mienne. Quand je serais vieille, je rêverai de vivre six mois en Toscane et six mois à Londres, une ville que j’adore, qui, quand on est vieux, coûte vraiment moins cher…

Pour finir, tu as des conseils à donner aux personnes qui souhaiteraient s’expatrier en Indonésie ?

Rien en particulier. Peut-être se préparer au fait que la ville n’est pas la plus facile, si on decide de s’installer à Djakarta, et d’essayer de sortir le plus possible. Djakarta n’est pas l’Indonésie, il y a tout un pays en dehors d’ici, et il doit être merveilleux…je le connais encore très peu.

Claudia, un grand merci pour avoir pris le temps de répondre à nos questions et partagé avec nous, ton expatriation Indonésienne. 🙂

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⚑ Pour situer Jakarta en Indonésie – Google Map Carte de l’Indonésie

Claudia : notre expatriation familiale en Indonésie Audrey ✈ Blog Expatriation

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Summary: Une population accueillante, des monuments, des temples ou des centres commrciaux à l'américaine (Malls), Djakarta n’est pas l’Indonésie. Le traffic et la pollution y sont omniprésents. S'expatrier en famille à Jakarta n'offira pas forcément les mêmes avantages qu'un autre pays de l'Asie du Sud-Est mais permettra de découvrir une culture à part ainsi qu'un mode de vie très différent. La proximité de l'Australie permettra d'aller passer quelques jours au Soleil.

4.1

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